Comment le « vehicle to grid » viendra au secours du business model du véhicule électrique.

16-08-2017

On l’a vu récemment avec l’impact de la diminution des subventions dans certains pays, le business model du véhicule électrique (VE) est encore fragile… Ce point clé suscite de nombreuses interrogations sur sa capacité à retourner le marché de l’automobile.

 

En ce sens, l’un des freins majeurs au développement massif du VE est sans aucun doute lié au coût de sa batterie. Il est vrai qu’à 400 dollars par KWh de capacité de stockage, le coût total d’une batterie pour un VE dépasse rapidement les 10 000 euros si l’on souhaite disposer d’une autonomie respectable. Rassurez-vous, les analystes prédisent une chute rapide de ce cout, de 50% d’ici à 2020 ![i].

 

Mais peu évoquent la révolution à venir, celle qui augmentera considérablement la valeur économique et écologique du VE, le « vehicle to grid », càd la capacité d’injecter dans le réseau électrique l’électricité stockée dans la batterie pour répondre aux besoins du système électrique.

 

Dans certains pays, on passe de la théorie à la pratique avec des résultats convaincants. Exemple au Danemark, où l’électricien ENEL et RENAULT NISSAN ont déployé des bornes bidirectionnelles (charge/décharge); les propriétaires de VE pouvant être rémunérés jusqu’à 1500€/an en permettant à l’opérateur de flexibilité de puiser l’énergie dans la batterie durant les périodes critiques.

 

Cette convergence technique et économique fait écho à la stratégie de TESLA, à la fois constructeur automobile d’un nouveau genre et fabricant de système énergétiques combinant toitures solaires et batteries.

 

Les batteries des VE connectés au réseau électrique seront utilisées comme un moyen de flexibilité pour la stabilité du système électrique, et ce au bénéfice des consommateurs. La recharge pourra se faire au moment où l’électricité renouvelable est abondante et où la demande est faible ; à l’inverse la batterie pourra être déchargée pour contribuer à l’équilibrage ou au réglage de fréquence du réseau en fonction de de la disponibilité du véhicule dans les minutes et les heures à venir.

 

L’objectif est double : en utilisant les batteries des VE pour participer à une sorte de centrale électrique virtuelle, on améliorera l’équation économique du VE tout en résolvant la problématique de l’impact pour le réseau de la charge des VE.

 

Dans cette même logique, nous travaillons aujourd’hui auprès de nombreux industriels disposés à agir sur le process de leurs usines et ainsi flexibiliser leur consommation électrique car ils y trouvent un bénéfice économique (jusqu’à 15% de la part énergie de leur facture). Certains disposent d’un stockage de matière au cœur du process ou en aval, dont la gestion peut être rapproché de celle d’une batterie de VE.

 

Pour l’opérateur de flexibilité la disponibilité des VE associée à celle d’usines ou de bâtiments connectés permettra d’apporter des services au système électrique et de restituer un maximum de valeur au consommateur. Cette optimisation nécessite une technologie combinant des données variées et nombreuses pour produire et mettre en œuvre les signaux d’activation.

 

Cette passionnante convergence mettra plus que jamais le consommateur au centre du jeu, un challenge pour tous les acteurs de la révolution énergétique qui a commencé.

 

 

[i] Blackrock investment Institute-Future of the vehicle- april 2017.

SMART GRID

3 excellentes raisons pour implémenter un Système de Management de l’Energie dans votre entreprise ?

19-04-2017

Notre pays est parfois critiquable pour sa difficulté à se réformer, sujet hautement d’actualité. Il est un domaine où la France fait figure de bonne élève, le management de l’énergie.

 

Ainsi, l’organisation internationale de normalisation (ISO) a publié fin 2016 son rapport délivrant un satisfecit à la France, le nombre de sites certifiés ayant augmenté de 70% en 2015. Au total, ce sont 500 sites qui ont obtenu une certification ISO 50001, hissant le drapeau tricolore sur la 3ème place du podium Européen. Cocorico !

 

Cette dynamique s’explique par de multiples facteurs. L’AFNOR a récemment publié une étude internationale menée auprès de 185 établissements certifiés montrant les motivations essentiellement économiques et réglementaires des entreprises.

 

On pourrait donc penser que l’intérêt est acquis et qu’il n’est plus à démontrer, d’autant plus que la certification d’un SMé n’est pas systématique. Cependant, au regard des 10 000 entreprises soumises à l’audit énergétique réglementaire, la démarche de management de l’énergie, certifiée ou non, a encore de nombreux adeptes à convaincre. Mais l’aspect « système » d’un SMé doit encore être désacralisé auprès des techniciens et ingénieurs des services opérationnels qui seront impliqués. Pour cela mettons en avant les principaux bénéfices d’un SMé :

 

 

  1. Epaissir le trait du cadre de l’amélioration énergétique

 

Il est rare qu’une entreprise se lance dans un SMé sans avoir au préalable mener des actions d’efficacité énergétique. Cependant ces actions sont souvent disparates, menées sans planification d’ensemble par un ou deux acteurs parfois isolés.

 

Un SMé est un véritable bond en avant, en ce sens qu’il engage l’ensemble de l’entreprise, par l’écriture d’une politique énergétique argumentée, écrite et annoncée (avec des objectifs chiffrés), par la mise en responsabilité de plusieurs personnes clés, à commencer par la Direction de l’entreprise, sans oublier la participation effective de l’ensemble des salariés à contribuer

 

Pour atteindre ces objectifs, la définition et le suivi d’indicateurs de performance énergétique, liés à des équipements, à des usages, à la production, ou parfois plus globaux (KWh/m²), fixe une guideline puissante à tous les intervenants.

 

La construction du plan d’actions, associés aux objectifs, est également un facteur clé car il implique la mobilisation de ressources techniques et financières. On privilégiera souvent un objectif de gain à court terme avec des actions de sensibilisation et de gestion au quotidien requérant peu d’investissements et un objectif à plus long terme, notamment dans les entreprises fortement consommatrices avec des opérations plus complexes.

 

 

  1. Vérifier les gains et la rentabilité des actions menées

 

Réduire les coûts de production est bien évidemment l’un des objectifs du management de l’énergie. Cependant, il n’est pas rare que l’économie d’énergie attendue par le changement d’un équipement ou une action de régulation ne soit pas vérifiée, faute de moyen, de ressources ou de méthode, ce qui empêche la mise en avant de l’action réalisée auprès de la direction et/ou des actionnaires.

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Une démarche de management de l’énergie implique de construire la consommation de référence, celle qui servira à comparer les performances attendues et les performances réelles. La mesure et l’analyse des données énergétiques et des facteurs influents (degré-jours, quantité de produits fabriqués) fourniront les axes d’amélioration. Mesurer l’efficacité des actions correctives ou préventives, l’adéquation entre la cause et le problème, apportera la garantie indispensable qu’il n’y aura pas de récurrence du problème.

 

Pour cela il faudra au préalable mettre en œuvre un plan de comptage fiable (vérification de l’étalonnage des compteurs, de la fiabilité des données collectées) et choisir le logiciel de traitement. Avoir un recours à un energy manager externalisé pour « piloter » le SMé peut alors s’avérer le choix le plus efficace, car au-delà de la ressource et de ses compétences, l’Energy Manager apporte un regard neuf et alerte sur les variations de consommation du site, tout en apportant son l’analyse technique des événements détectés

 

 

 

  1. Optimiser la performance opérationnelle au-delà de l’efficacité énergétique

 

Selon les retours de terrain confirmés par l’Ademe, une réduction de 5 à 15 % de la consommation d’énergie peut être obtenue avec des retours sur investissements inférieurs à 2 ans. Dans l’industrie, la valeur des bénéfices totaux suite à une démarche d’efficacité énergétique peut être 2,5 fois supérieure à la seule valeur des économies d’énergie, ce qui ramène le temps de retour sur investissement de 4 à 1 an.

 

En effet, dans l’industrie les investissements étant souvent multicritères, le retour sur investissement sera encore amélioré par d’autres gains tels que la productivité, la qualité, l’innovation…

 

Implémenter un SMé implique une analyse détaillée des usages énergétiques, du fonctionnement des principaux équipements consommateurs, de la conduite des procédés. La démarche fait souvent ressortir l’existence de problématiques restées sans réponse pertinente ou pour lesquelles la réponse n’est pas justifiée. Un exemple concret est l’analyse de l’impact des facteurs pertinents et des facteurs statiques sur la consommation ; ces facteurs sont bien souvent connus de l’entreprise (production, matière première, Température extérieure…) mais que très rarement quantifiés et modélisés.

 

L’analyse dynamique des indicateurs permet d’identifier de façon objective les dérives de performance énergétique, pour ensuite déclencher par exemple des actions de maintenance curative anticipée ayant des bénéfices directs au-delà même de la simple gestion d’énergie.

CIME

Doublement des objectifs d’économies d’énergie pour la prochaine période des certificats d’économies d’énergie

16-11-2016

La Ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la Mer, Ségolène ROYAL, a annoncé le doublement des objectifs d’économies d’énergie pour la prochaine période des certificats d’économies d’énergie (2018-2020).

En lien avec la programmation pluriannuelle de l’énergie approuvée par décret du 27 octobre, Ségolène Royal renforce le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) pour la 4ème période du dispositif qui débutera le 1er janvier 2018.

L’obligation nationale sera fixée à 1600 TWh cumac, dont 400 TWh cumac au bénéfice des ménages en situation de précarité énergétique (soit le double de la période en cours – 700 TWh cumac et 150 TWh cumac pour 2015-2017).

Cette ambition forte impulsée par la Ministre positionne les CEE comme le principal outil au service du financement de la performance énergétique, et ce dans tous les secteurs d’activités, notamment pour les bâtiments résidentiels, tertiaire et l’industrie.

L’objectif se traduira avant la fin du 1er trimestre 2017 par un décret en conseil d’Etat.

Comme elle le fait depuis bientôt 6 ans, l’équipe d’EQINOV participera à l’atteinte de cet objectif en travaillant auprès des entreprises, bailleurs sociaux et copropriétés pour leur permettre d’utiliser les CEE afin d’améliorer la performance énergétique de leur patrimoine. Utiliser l’appui des CEE c’est assurer le choix des meilleurs technologies disponibles et d’obtenir une contribution financière à hauteur de 5 à 50% de l’investissement.

Pour toute information sur les CEE et la contribution qu’EQINOV peut apporter à vos projets, contactez nous !

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Un prêt à taux bonifié de 100.000 euros pour les PMI

29-09-2016

BPIFrance renforce le prêt éco-énergie (PEE), un prêt à taux bonifié pouvant atteindre jusqu’à 100.000 euros sur 3 ans.

 

Eligible pour les PME-PMI, ce prêt vise à financer en partie ou en totalité des actions d’économies d’énergie. Toutes les opérations éligibles dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), soit 44 fiches dans le bâtiment tertiaire et 25 fiches dans l’industrie, sont concernées. Outil de financement cumulable avec les CEE, le PEE est une opportunité pour financer vos investissements en réduisant le TRI du projet.

 

Eqinov C&F, acteur historique du dispositif des CEE, vérifie sans coût l’éligibilité de votre projet aux CEE et au PEE, et vous accompagne pour construire le plan de financement.

 

Vous souhaitez en savoir plus et obtenir une analyse de votre projet ? Contactez-nous au 01.81.80.24.36 ou par email : ederoche@eqinov.com

 

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Débatez avec Sylvain Lagarde à GAZELEC 2016

21-09-2016

Sylvain LAGARDE, directeur associé EQINOV Conseil & Financement intervient lors du congrès GAZELEC 2016, dans le cadre du débat « acheteurs / fournisseurs d’électricité : une relation revisitée ? » aux côtés d’acheteurs des groupes VOLVO, ERAM et ORANGE et de COFELY (ENGIE). 

 

Retrouvez le programme de la table-ronde en cliquant ici !

 

Rendez-vous à 15h le 11 octobre à Paris – Coeur Défense

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